20 h 23 – Des sportifs de haut niveau font leur entrée
Au total, 200 sportifs de haut niveau font leur entrée dans le Stade de France en délégation. Un échange fort se tient entre le combattant de MMA Benoît Saint-Denis et Orvedi sur « la foi, souffle de vie ».
« Sans cette espérance en le Christ je n’aurais jamais pu y arriver, ni escalader des montagnes », explique Overdi, atteint de dystonie après un paludisme contracté en Angola. Benoît Saint-Denis ajoute : « Dieu nous a tous appelés à suivre une mission sur cette terre (…) soyez fiers de ce que vous êtes, partagez votre foi, évangélisez, sentez-vous dignes. »
20 h 20 – Un espoir que cette veillée « affirme les jeunes dans leur foi »
« Dans notre diocèse, les inscriptions pour venir au Stade de France se sont remplies à une vitesse que nous n’imaginions pas ! » Le père Guillaume Marot, responsable de la pastorale des jeunes du diocèse de Beauvais, espère que cette veillée « affirmera les jeunes dans leur foi » et « encouragera la jeunesse » française. « Ce sera un beau moment » pour les 600 jeunes qu’il accompagne, dont certains viennent « de zones rurales plus reculées, c’est l’occasion pour eux de faire communion ».

Charlotte de Frémont/La Croix
20 h 15 – À LIRE : Dans les coulisses de la préparation du trône du pape
Au stade de France, le pape Léon XIV sera assis sur une cathèdre, un trône liturgique réservé aux évêques. Ce trône a été fabriqué spécialement pour l’occasion par des élèves d’un lycée professionnel du Val-d’Oise du réseau des Apprentis d’Auteuil. Nos confrères du Pèlerin étaient allés à la rencontre de ces jeunes ébénistes, ravis de voir leur travail mis à l’honneur.
20 h 04 – À LIRE : Qui est Mgr Étienne Guillet, « l’évêque du Stade de France »
Le pape se rend au Stade de France, à Saint-Denis, pour la veillée avec les jeunes. Il y est accueilli par Mgr Étienne Guillet, évêque de Saint-Denis, un fervent défenseur des quartiers populaires très proche de ses paroissiens.
20 h 02 – « Soyons les athlètes du Christ », lance Mgr Étienne Guillet
« Vous êtes ici chez vous », lance Mgr Étienne Guillet aux 80 000 jeunes présents au Stade de France. « Dans la vie chrétienne, il s’agit d’obtenir la couronne de la victoire, la victoire de l amour. Ce soir soyons des athlètes du Christ ! », lance-t-il.
« Dans le silence de nos cœurs, invoquons l Esprit Saint » conclut-il ensuite, avant que le Glorificamus te ne soit entonné.

Charlotte de Frémont pour La Croix
19 h 57 – Anisha Joe met le feu au Stade de France
La chanteuse franco-malgache Anisha Joe, gagnante de la Star Academy 2022, a mis le feu au Stade de France en interprétant Oh Happy Day, un célèbre chant de gospel créé à partir d’un hymne religieux du XVIIIe siècle.
« Le chant, ma voix, la musique, ont été un cadeau de Dieu, confiait Anisha Jo. Il y a presque 13 ans, j’ai découvert ma voix, sans savoir que 13 ans plus tard, je vais chanter devant 80.000 personnes au Stade de France, pour mettre ma voix au service de ce message. »
19 h 46 – « J’espère que cela va me renforcer dans ma foi »
Emma, 24 ans, vient de faire une petite razzia à la boutique officielle : « J’en ai pris pour des proches, pour ma maman qui n’a pas pu venir… » Elle s’est également offert un bracelet souvenir, « un moyen discret d’évangéliser », selon elle.
La jeune femme prépare pour décembre sa première communion, puis, dans la foulée, sa confirmation. « Voir le pape, cela va être un moment puissant pour moi qui suis croyante. J’espère que cela va me renforcer dans ma foi, car ce cheminement n’est pas toujours linéaire, il est parfois empreint de doutes. J’aime ce que Léon XIV incarne : la bonté et la douceur », témoigne-t-elle.

19 h 39 – À LIRE. SOS Calvaires, l’association qui a réalisé la croix du Stade de France
La veillée de prière avec les jeunes du vendredi 25 septembre s’articulera autour des grands saints de France et rassemblera plus de 80 000 jeunes autour du pape. Pour cette occasion exceptionnelle, les organisateurs de l’événement ont fait appel à des artisans afin de produire du mobilier liturgique. L’association SOS Calvaires, basée au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire), a été choisie pour fabriquer la croix qui sera installée sur la scène principale du Stade de France.
19 h 30 – « C’est rare de voir autant de jeunes autour de la foi »
Stanislas, 26 ans, espère vivre lors de cette veillée les cinq aspects de la prière : « la louange, la demande, le pardon… », énumère-t-il. « C’est quand même assez rare de se retrouver autour de la foi avec autant de jeunes », ajoute celui qui explique voir un pape pour la première fois. « C’est impressionnant ! »

Charlotte de Frémont pour La Croix
19 h 23 – Monroe interprète « Regarde ! »
Monroe, soprano de 17 ans, est entrée en scène. La jeune femme interprète une version acoustique de Regarde !, titre qui l’avait révélé du concours de l’Eurovision 2026, à l’issue duquel elle s’est classée à la onzième place. Accompagnée par la maîtrise de la cathédrale de Reims, elle confiait à La Croix réaliser « un grand rêve ».
19 h 19 – Près de 1 500 jeunes du diocèse de Saint-Denis au stade
Parmi les 80 000 jeunes de 17 à 35 ans qui vont remplir le Stade de France, ce soir, 1500 jeunes du diocèse de Saint-Denis « jouent » à domicile. Ils ont été appelés à se rassembler à la basilique de Saint-Denis avant de rejoindre en procession à pied le stade. Beaucoup témoignent de leur « honneur » d’accueillir Léon XIV dans leur département.
Sur La Croix aujourd’hui
19 h 12 – « A Notre-Dame, Léon XIV nous a affermis dans la foi »
Son col romain se noie dans le blanc de sa chemise en lin. Alors que les vêpres se sont achevées à Notre-Dame, le père Olivier Praud se tient debout sur le parvis de la cathédrale. Spécialiste de la liturgie, ce prêtre du diocèse de Luçon confiait juste avant la célébration son espoir que le message du pape puisse prolonger Desiderio desideravi, la lettre apostolique dans laquelle François réaffirmait en 2022 que la liturgie n’est « ni une fête, ni un exposé théologique, et encore moins un reflet de nos sensibilités ».
Il n’a pas été déçu. « La sensibilité fait partie du chemin », estime le théologien d’une cinquantaine d’années qui dirige l’Institut supérieur de sciences religieuses, rattaché à l’ICP. Lui espérait notamment de Léon qu’il rappelle que « la liturgie, c’est là où se réalise au plus haut point la relation entre l’homme et Dieu. Une relation pas simplement personnelle, mais forcément communautaire ». « Ce n’est pas moi qui m’approche de Dieu, c’est Dieu qui, à travers la liturgie, s’approche de moi », insistait-il encore, les larmes aux yeux en évoquant la beauté de celle-ci.

Malo Tresca pour La Croix
19 h 08 – À LIRE : Retrouvez l’intégralité du discours du pape à Notre-Dame
Premier pape à se rendre à Notre-Dame de Paris depuis sa réouverture fin 2024, Léon XIV, qui a célébré des vêpres devant des milliers de personnes, a salué la « splendeur » de l’édifice restauré après l’incendie ravageur de 2019 et l’« excellence » du savoir-faire français.
19 h 05 – Les scouts d’Europe au Stade de France
Benoit, 21 ans, a choisi de porter son uniforme des scouts d’Europe pour assister à la veillée. « Quand on porte l’uniforme, on est ambassadeur de notre mouvement. C’est une manière pour moi de montrer que les scouts sont présents aujourd’hui pour voir le pape Léon, et qu’on est fier d’être catholique »

Charlotte de Frémont pour La Croix
19 h 00 – La pression monte au stade de France
La pression monte peu à peu au stade de France, qui est désormais aux trois quarts plein, alors que des groupes entonnent des tubes de pop chrétienne sur scène. Les jeunes continuent d’arriver en continu.
18 h 52 – Les sportifs de la délégation Holy Games en prière
Avant de défiler sur la pelouse du stade de France, les sportifs de la délégation Holy Games ont observé un temps de prière dirigé par Mgr Emmanuel Gobilliard dans l’église voisine Saint-Paul de la Plaine.

Matthieu Lasserre/La Croix
18 h 48 – À LIRE. Les Frangines, Monroe… Le programme de la veillée
La veillée doit se dérouler en trois temps forts, en commençant par un « prologue » au cours duquel les 80 000 jeunes s’installent progressivement dans le stade.
Musiciens, chanteurs et comédiens sont conviés bénévolement pour animer le stade avant l’arrivée du pape. Se succèdent ainsi sur scène, jusqu’à 21 heures le rappeur Tagra, le groupe de reggae Les Guetteurs, Grégory Turpin et Natasha Saint Pier, la soprano Monroe, Anisha Jo ou encore Les Frangines.
Des comédiens se produisent aussi avant l’arrivée du pape. Parmi eux, l’acteur Mehdi Djaadi sera de la partie. Il avait notamment écrit le seul-en-scène « Coming out » dans lequel il raconte sa conversion de l’islam au catholicisme.
18 h 42 – Les concerts au Stade de France débutent
Au Stade de France, Grégory Turpin et Natasha St-Pier interprètent « Pour que le monde ait la vie », titre conçu comme hymne officielle de la visite du pape Léon XIV en France. Produit par Bayard Musique, le titre a reçu le soutien des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) en France.
18 h 40 – « On attend un message de rassemblement »
Avant même l’annonce du lieu de la veillée de prière, Alix et Rémi – 26 et 25 ans – ont anticipé la venue de Léon XIV au Stade de France et ont réservé un hôtel dans les environs. Bien leur en a pris : à peine deux semaines plus tard, les prix s’étaient envolés.
Pour le week-end, le couple et deux autres amis, Elizabeth et Valentin, ont déboursé environ 800 €, mais cela leur permet « de se retrouver en communauté et de se rendre compte de l’impact de la foi dans notre pays », explique Alix. « Nous venons d’une commune rurale, nous ne sommes pas beaucoup de jeunes à la messe. Alors, ça fait plaisir de se sentir aussi entourée ici. »
« On attend de cette veillée un message de rassemblement. Ça nous fait plaisir de voir la jeunesse à nouveau se tourner vers la foi. Léon XIV est un pape fédérateur », ajoute Rémi.

Charlotte de Frémont pour La Croix
18 h 37 – Le pape quitte Notre-Dame
Le pape Léon se dirige désormais vers la nonciature apostolique où il dînera en privé. Il est attendu dans la soirée au Stade de France à Saint-Denis pour une veillée de prière avec les 17-35 ans à l’occasion de laquelle il prononcera un discours.
18 h 29 – Le pape salue longuement un groupe de personnes en situation de handicap
À la fin des vêpres, le pape a salué les personnes présentes dans la cathédrale, ainsi que celles regroupées à l’extérieur, sur le parvis. Il s’est longuement attardé auprès d’un groupe de personnes en situation de handicap.
18 h 18 – Les jeunes s’installent au Stade de France
Alors que la célébration est terminée à Notre-Dame, les jeunes ont commencé à s’installer au Stade de France, où le pape est attendu dans la soirée. Les portes de l’enceinte sportive ont ouvert à 17 h 30.
18 h 12 – Conclusion de l’office des vêpres
L’office des vêpres se clôture par un temps d’intercession pour le monde, le Notre Père, le Salve Regina, traditionnel cantique à la Vierge, datant du XIe-XIIe siècle, puis une prière de conclusion suivie de la bénédiction du Saint-Père.
18 h 03 – Léon XIV achève son homélie
Léon XIV conclut son homélie par une prière en se tournant vers la Vierge dite du pilier, datant du XIVe siècle et que l’incendie a épargné. « Que Marie, qui a gardé le Verbe dans ses entrailles, garde votre fidélité, et qu’elle soit l’étoile qui guide la mission de l’Église en France. Sainte Marie, Notre-Dame de Paris et Mère de l’Église, prie pour le peuple français, soutiens ses pasteurs et marche toujours à nos côtés. »
18 h 01 – La cathédrale est la source d’un « élan de sainteté »
Le pape Léon XIV adresse un message d’encouragement à tous les participants. « Héritiers par grâce, frères et sœurs ici rassemblés, c’est maintenant à chacun de vous, à cette assemblée priante et vivante, de devenir la chair et la voix de cette promesse. Pasteurs et personnes consacrées de France, vous êtes appelés à être les premiers gardiens de cette maison ouverte, les pierres vivantes d’une Église qui espère et qui ne craint pas l’avenir. »
La renaissance de Notre-Dame est un signe favorable. « Cette cathédrale est née de nouveau pour que vous puissiez renaître avec elle dans un élan de sainteté et de mission quotidienne. Au milieu de votre peuple, soyez l’expression limpide de la maternité divine de l’Église qui, en témoignant de l’amour de Dieu, reconstruit et guérit la famille humaine. »
17 h 59 – « Préservez votre vie intérieure avec le Seigneur »
Face au risque de l’activisme, dans un contexte de pénurie de vocations et de risque d’épuisement, Léon XIV rappelle le lien privilégié que les évêques, prêtres, religieux doivent cultiver avec Dieu. « Vous qui avez été appelés à suivre le Christ, je vous remercie pour votre réponse et votre fidélité au Seigneur. Ne négligez jamais cette amitié, voulue par Jésus, qu’il faut cultiver dans la prière personnelle, fondement essentiel de toute vocation. »
En pasteur bienveillant, il les invite à préserver leur « vie intérieure avec le Seigneur, à l’école des nombreux saints qui vous ont précédés, en puisant toujours à la source de l’amour infini de Dieu dans la prière silencieuse. Votre mission découle avant tout de cette relation intime avec le Seigneur qui vous attend. »
17 h 57 – La communion passe avant les « sensibilités personnelles »
Dans un passage très attendu, Léon XIV se positionne par rapport à la question de la célébration de la messe qui est un sujet passionnel en France, entre des catholiques attachés à la messe voulue par le concile Vatican II et celle célébrée en latin, selon l’ancien rituel.
Le pape demande le plus grand respect dans la célébration eucharistique. « Je demande de veiller à ce que les célébrations liturgiques soient toujours vécues avec dignité et convenance, même là où de plus petites communautés se rassemblent. Soyez les héritiers conscients des Pères et des Saints de l’Église qui, au fil des siècles, nous ont transmis la signification profonde et la beauté de la liturgie, en témoignant toujours d’une grande humilité face au Mystère célébré. »
Léon XIV rappelle que la messe doit être un lieu d’unité et non de division. « La joie eucharistique s’affirme et se répand là où l’harmonie est retrouvée, là où la dignité renaît, là où l’autorité devient service, là où la liberté reprend son cours. C’est le plus grand don que nous puissions partager. Faites donc passer la communion avec le Successeur de Pierre et avec l’Église avant vos sensibilités personnelles, afin de cultiver l’unité du peuple de Dieu. Ensemble, nous serons la prophétie qu’un monde réconcilié est possible. »
17 h 55 – La messe nous rend « plus sensible » aux besoins du monde
La participation aux différentes célébrations de l’année liturgique, insiste Léon XIV, nous rend « attentifs aux différents moments de sa vie qu’Il a entièrement donnée au Père pour le monde. Nous devenons, de la sorte, plus sensibles et plus ouverts aux signes des temps. En effet, l’écoute communautaire des Écritures et la prière nous permettent de voir les événements historiques à la lumière de Dieu – nous rendant plus conscients de nos responsabilités-, de démasquer les rapports de pouvoir injustes et de préserver les germes de justice et de paix. C’est donc l’espérance qui nous anime, et non la résignation. Et c’est de là que naissent des liens d’une plus grande fraternité, des réseaux de solidarité, fruit de la communion à l’unique Sacrifice du Christ. »
17 h 52 – La cathédrale est un « organisme vivant »
Léon XIV n’oppose pas le flux des nombreux touristes et les fidèles venus prier. « La cathédrale n’est pas une enveloppe de pierre à admirer : elle vit du mystère sacré qui y est célébré. Vidée de l’action liturgique, elle perdrait son âme. Ici, à Notre-Dame, cette vérité est mise en évidence par la disposition de l’autel au centre de l’espace. »
Cette disposition peut être l’occasion d’un témoignage. « Ainsi, la communauté qui loue le Seigneur se trouve au cœur de l’édifice et les visiteurs, même pendant les célébrations, marchent autour d’elle et l’observent. L’Église y apparaît pour ce qu’elle est : un organisme vivant, une communauté croyante qui rassemble dans la louange tout ce que la culture et la Tradition lui transmettent. Elle est un Corps qui, en célébrant, dit à chacun la raison pour laquelle elle existe. »
« Aujourd’hui plus que jamais, poursuit Léon XIV, nous vivons dans une époque qui semble dépourvue de plénitude, de profondeur et de promesses. La noble simplicité du chant, de la parole, du geste liturgique peut représenter pour beaucoup une lueur d’espérance, une oasis de paix dans une société hyper connectée et bruyante, où l’on peut faire l’expérience de la présence de l’Auteur du plus grand amour. »
17 h 49 – « L’Église est appelée à être toujours en sortie »
Léon XIV reprend mot pour mot les expressions de son prédécesseur le pape François. Il rappelle que l’Église est « appelée à être toujours “en sortie”. En tant que disciples du Christ, vous savez bien que la communauté chrétienne ne constitue pas un refuge dans lequel on se replierait pour se protéger de son époque. Au contraire, elle s’offre, à l’instar des anciennes cathédrales, comme un espace d’accueil, de respect, de révélation et de sens pour tous. C’est là que réside la force d’une Église vivante : accueillir la périphérie qui se trouve déjà en son cœur, accueillir celui qui est éloigné mais en réalité déjà proche, accueillir l’étranger en qui le Christ frappe déjà à la porte. »
Pour lui, « la pauvreté des moyens n’empêche pas la mission, car c’est la grâce de Dieu qui permet la liberté intérieure et la sobriété de vie, afin de refléter un style évangélique. Dans tout cela, valorisez avec confiance la présence missionnaire des fidèles laïcs qui sont l’avant-poste vivant de l’Église aux carrefours du monde quotidien. »
17 h 43 – Un « lieu symbolique de l’Église en France », salue Léon XIV
Léon XIV commence son homélie dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le monument le plus visité en France. Le pape, qui a fait le choix de s’y rendre, salue un « lieu symbolique de l’Église en France ».
Pendant cinq ans, la cathédrale a subi d’importants travaux de rénovation après qu’une partie a brûlé dans un incendie en 2019. « La reconstruction de la cathédrale a été l’occasion d’une rencontre qui a élargi les espaces d’accueil et de participation au-delà des frontières de l’appartenance ecclésiale, déclare Léon XIV. Chers évêques, prêtres, diacres, personnes consacrées, séminaristes de France : laissez-vous inspirer par ce qui s’est passé ici ! »
17 h 40 – Les vêpres, une célébration d’hymnes et des psaumes
L’office comprend le psaume 121 aussi appelé « chant des montées » que les pèlerins juifs chantaient en arrivant au temple de Jérusalem. « Quelle joie quand on m’a dit : Nous irons à la maison du Seigneur ! ». Un chant que Jésus a lui-même entonné avec Marie et Joseph.
Le psaume 126 est empreint de sagesse ; il appartient à la même catégorie des « chants des montées » et célèbre la confiance en Dieu comme socle pour bâtir sa vie. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ». Il met en garde contre un vain activisme : « En vain tu devances le jour, tu retardes le moment de ton repos, tu manges un pain de douleur : Dieu comble son bien-aimé quand il dort. »
Le cantique, extrait de la Bible, s’inspire de la lettre de saint Paul adressée aux Éphésiens ; il est une louange pour l’œuvre de salut offert en Jésus-Christ.
17 h 30 – Deux consacrées espèrent vivre ces vêpres « comme une Pentecôte »
Sur le parvis et à l’intérieur de Notre-Dame de Paris, plus de 8 000 prêtres, évêques, religieuses, séminaristes, diacres et consacrés sont venus assister à ces vêpres. Seule une médaille autour du cou trahit la vocation de Dominique Paillard, 72 ans, et de Sabine Algrin, 56 ans, de la communauté apostolique Saint François-Xavier, arrivées sur place vers 14 heures.
Ancienne professeure d’histoire, Dominique attend de ces vêpres « un moment fort pour raviver la flamme de notre consécration », et un pape capable de « faire vivre une communion de toutes les sensibilités, sans rien renier des enjeux essentiels de l’Évangile ». Sabine, engagée dans la formation aux facultés Loyola Paris, n’attend « pas forcément un message, mais vraiment une communion entre nous ». « J’espère que ce sera un peu comme une Pentecôte, que chacun reparte enrichi par la présence des autres, que ça casse un peu les fractures dans lesquelles on s’enferme », déclare-t-elle.

Malo Tresca pour La Croix
17 h 26 – Un chant antique à la louange de la Vierge Marie
L’assemblée entonne l’une des plus anciennes hymnes latines dédiée à la Vierge Marie, composée au Moyen Âge. Le premier verset dit : « Salut, étoile de la mer, Mère nourricière de Dieu, toujours Vierge, heureuse porte du ciel. » Marie est l’étoile qui indique la route aux chrétiens confrontés aux tempêtes de la vie.
17 h 22 – L’archevêque de Paris accueille le Saint-Père
Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, prononce un mot d’accueil avant de débuter la célébration de l’office des vêpres : « Merci de nous encourager par votre parole. Nous prions pour vous chaque jour et nous sommes remplis de joie de prier avec vous, ici et maintenant ».
17 h 20 – Les vêpres s’ouvrent par la célébration du lucernaire
La célébration débute par le lucernaire qui tire son nom du latin « lumière ». Ses racines remontent au judaïsme. Lorsqu’une famille ou une communauté juive se réunit pour la veillée de prière qui ouvre le Shabbat, le vendredi soir, le père ou le président de communauté commence par bénir la lampe allumée par la maîtresse de maison, en remerciant et bénissant l’Éternel qui créa la lumière.
Les premiers chrétiens donnèrent un sens nouveau à cet usage en rendant grâce au Christ, lumière du monde. Par la suite le lucernaire est demeuré en usage dans l’Église d’Occident au seuil de la nuit de Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ.
Retrouvez le livret des textes et des chants des vêpres célébrées par le pape Léon XIV à Notre-Dame chez nos confrères de Prions en Église.
17 h 07 – La Maîtrise Notre-Dame chante pour le pape
Les chants des enfants de la Maîtrise Notre-Dame accompagnent Léon XIV dans la cathédrale. Les jeunes chanteurs sont surnommés « les Schtroumpfs » depuis l’époque où les traditionnelles aubes blanches des choristes ont été remplacées par des aubes de couleur bleue.
17 h 05 – Le pape salue trois représentants des chrétiens d’Orient
Devant la chapelle dédiée aux chrétiens d’Orient, ornée de huit icônes, le pape salue les représentants des Églises orientales en communion avec Rome et présentes à Paris : les Arméniens de la cathédrale Sainte-Croix, les gréco-catholiques ukrainiens de la cathédrale Saint-Volodymyr-le-Grand et les maronites de la paroisse Notre-Dame du Liban.
Cette chapelle témoigne du caractère universel de l’Église catholique soulignait Monseigneur Olivier Ribadeau Dumas, recteur de la cathédrale, lors de son inauguration en mai 2025. Elle exprime « un impératif de justice et de charité, pour accueillir les chrétiens d’Orient dans un refuge, dans un lieu de paix », pour ces communautés catholiques souvent malmenées, voire persécutées dans leur pays.
Dans son discours ce matin à l’Élysée, Léon XIV s’est félicité de la coopération entre la France et le Saint-Siège dans ce domaine en citant le Fonds pour les écoles d’Orient, fondé en 2021 qui « a permis d’apporter un soutien à plus de deux cent soixante établissements d’enseignement au Moyen-Orient, y compris à sept universités au Liban et à l’université de Bethléem. »
17 h 02 – Léon XIV se recueille devant la relique de la couronne d’épines
Après avoir prié devant le Saint-Sacrement, qui incarne le corps du Christ présent sous la forme de l’hostie consacrée, Léon XIV se recueille devant la relique de la sainte couronne d’épines du Christ, qui, selon les Évangiles, a été posée sur la tête de Jésus avant sa crucifixion.
Cette relique, la plus précieuse de Notre-Dame, a été sauvée des flammes par les pompiers lors de l’incendie d’avril 2019. Elle y a retrouvé sa place en 2024 dans une nouvelle châsse composée de cèdre, de verre et de métaux, réalisée par l’architecte et designer Sylvain Dubuisson.
La couronne de 21 centimètres de diamètre est un cercle formé de joncs tressés reliés par des fils d’or, dépourvue d’épines. Ces dernières ont été offertes, au cours des siècles, à des églises, des monastères, des sanctuaires, des princes pour en diffuser le culte. La couronne a été acquise par Louis IX, le futur Saint-Louis. Elle est conservée en France depuis 1239, d’abord à la Sainte-Chapelle, pour laquelle elle avait été spécialement construite, puis à la cathédrale Notre-Dame à partir de 1806.
Ce temps de recueillement est accompagné du chant Adoramus te (« Nous t’adorons ») qui est traditionnellement entonné le Vendredi saint, jour de commémoration de la mort du Christ.
17 h 00 – Première célébration de Léon XIV depuis son arrivée en France
La célébration des vêpres à Notre-Dame de Paris ouvre le volet spirituel du voyage apostolique de Léon XIV en France. Cet office est célébré au moment où le jour baisse afin de remercier Dieu pour ce qu’il a accompli mais aussi pour ce que nous avons fait du bien. Les vêpres font mémoire de Jésus-Christ qui est venu sauver le monde et qui nous apporte la lumière qui ne connaît pas de crépuscule.
Les organisateurs ont fait le choix de remplacer les textes habituels par les prières de l’office de la Vierge Marie car la célébration se déroule à Notre-Dame de Paris.
Léon XIV a choisi de s’adresser à 6 000 évêques, prêtres, diacres, séminaristes, religieux et religieuses, vierges consacrées qui ont comme point commun d’avoir choisi de consacrer leur vie à Dieu et à l’Église.
Son arrivée à la cathédrale est accompagnée du chant Tu es petrus qui reprend les paroles de Jésus à saint Pierre dans l’Évangile de saint Matthieu : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église… ». Ces paroles du Christ s’adressent non seulement à Pierre mais aussi, pour l’Église catholique, à tous ses successeurs, les papes.
16 h 49 – Le pape arrive à la cathédrale Notre-Dame
À bord de la papamobile, Léon XIV achève son trajet jusqu’à la cathédrale Notre-Dame où il doit célébrer les vêpres à 17 h 15. Il est le premier pape à se rendre dans la cathédrale depuis sa réouverture en décembre 2024, après l’incendie qui avait ravagé l’édifice en 2019.
16 h 47 – Les balcons parisiens habillés de banderoles
Sur le trajet de la papamobile, même les façades d’immeubles se préparent à l’arrivée de Léon XIV. Certains balcons sont habillés de banderoles. Sur d’autres, on chante à la gloire du Saint-Père.
16 h 40 – Des étudiantes étrangères présentes sur le chemin de la papamobile
Eve et Kristina, deux étudiantes respectivement d’origine anglaise et ukrainienne, sont présentes aux zones réservées à la déambulation papale. Drapeau du Vatican à la main, les deux jeunes femmes, âgées de 18 ans, n’ont pas obtenu de places pour assister à la veillée des jeunes au Stade de France. Eve, chrétienne orthodoxe, souhaitait néanmoins prendre part à l’un des temps forts de la visite de Léon XIV en France. « On ne vit ça qu’une fois dans une vie », estime-t-elle.

Jocya Rabarone/La Croix
16 h 31 – Le pape commence sa déambulation en papamobile
Le pape Léon part à bord de sa papamobile depuis l’église Notre-Dame-des-Champs en direction de la place Saint-Michel.
16 h 30 – À LIRE. Retrouvez le discours intégral du pape à l’Unesco
Le pape Léon XIV a prononcé un discours lors de sa visite au siège de l’Unesco, dans le 7e arrondissement de Paris, le vendredi 25 septembre 2026. « La pierre de touche qui nous permet d’évaluer notre engagement est l’attention que nous portons aux plus petits et aux pauvres (…). À cela s’oppose une volonté d’exploiter et de piller, en tirant le maximum de chaque être vivant », a développé le souverain pontife, en référence à la crise écologique.
16 h 26 – Les fidèles attendent le pape Léon XIV : « Juste un regard me suffira »
Nadia et Francis Mantellier, 53 et 57 ans, ont pris la voiture depuis Saint-Quentin, dans l’Aisne, pour voir le pape. Ils attendent actuellement boulevard Saint-Michel le passage de la papamobile. Ils ne vont pas à l’église le dimanche. Mais Nadia, qui traverse une période difficile, s’est sentie « appelée » à venir. Pour le couple, le pape incarne « la paix et la tolérance ». Ils sont convaincus qu’ils repartiront ce soir avec des forces pour affronter les difficultés de la vie, financières ou liées à la maladie. Et ils y tiennent : même sans aller à l’église, ils pensent à Dieu, « avec le mental et le cœur », disent-ils. « Juste un regard du pape me suffira pour repartir reboostée », sourit Nadia les larmes aux yeux, qui avant de repartir pour l’Aisne aimerait déposer un cierge à Notre Dame.

Héloïse de Neuville/La Croix
16 h 24 – À LIRE. Tout ce qu’il faut savoir pour suivre la déambulation du pape
Après une rencontre à l’Élysée et une visite à l’Unesco, le pape déambulera dans Paris en papamobile selon un itinéraire de 2,5 km. Animations, fanfares, ensemble de louanges… C’est un programme festif qui attend Léon XIV et le public qui viendra à sa rencontre.
Le pape Léon XIV poursuit sa première visite en France, ce vendredi 25 septembre 2026. Après son discours à l’Unesco, il traverse Paris en papamobile pour rejoindre Notre-Dame. Suivez en direct la première journée du voyage du pape à Paris.
16 h 17 – Le pape quitte l’Unesco à bord de la papamobile
Le pape Léon XIV quitte l’Unesco en papamobile, il ira en voiture jusqu’à l’église Notre-Dame-des-Champs. À partir de 16 heures et pendant plus d’une heure, il déambulera dans sa papamobile jusqu’à la place Saint-Michel en passant par le boulevard du Montparnasse, Port-Royal puis le boulevard Saint-Michel. Il poursuivra ensuite vers l’île de la Cité dans une zone fermée au public. Cette déambulation précède les vêpres célébrées à Notre-Dame de Paris à 17 h 15.
16 h 15 – La foule se densifie avant l’arrivée de la papamobile
Les fidèles sont de plus en plus nombreux à se presser boulevard Saint-Michel, où la papamobile fera un grand passage avant son arrivée à Notre-Dame de Paris.
16 h 08 – Le pape appelle à restaurer la confiance entre les Nations
« Face aux nombreuses urgences de notre époque, le monde considère les institutions internationales avec des sentiments contrastés », regrette le pape. « Il faut promouvoir une vertu aussi rare que désirée : la confiance. »
Sans prôner un « optimisme naïf » face aux crises, Léon XIV appelle à garder l’espoir que « le bien reste toujours possible ». Il salue notamment le travail de l’Unesco sur l’éducation aux médias, rempart contre la désinformation.
16 h 01 – L’intelligence artificielle et ses dérives au cœur du discours
Léon XIV consacre un passage à l’intelligence artificielle. Il alerte : « le progrès scientifique, lorsqu’il est dissocié de la sagesse, peut se transformer en arme de destruction ». Le pape a également mis en garde contre « la propagande » et un possible « processus de déshumanisation » lié à l’intelligence artificielle.
Le pape exhorte à laisser ces technologies au service de la personne, avec une vigilance particulière pour les enfants et les jeunes. Il affirme que leur vulnérabilité à l’ère numérique « ne doit jamais devenir une occasion d’exploitation », plaidant pour des outils qui protègent leur liberté de penser plutôt que de la manipuler.
15 h 56 – Le pape oppose la tour de Babel à la Pentecôte pour parler d’unité
Léon XIV oppose deux figures bibliques pour interroger l’état du monde actuel : la tour de Babel, symbole d’une unité imposée par la domination, et la Pentecôte, image d’une communion qui respecte la diversité des langues et des cultures. Il avertit : « la tentation de Babel réapparaît » dans certaines formes de mondialisation sans solidarité et dans les excès idéologiques contemporains.
Il rappelle que « la paix ne peut être construite par les traités seuls », mais qu’elle exige une véritable culture partagée de la paix entre les peuples.
15 h 54 – Le pape insiste sur « l’être humain »
« Que signifie être humain, aujourd’hui, au XXIe siècle ? », interroge le pape. « La personne humaine est avant tout quelqu’un qui naît, un enfant, sans avoir choisi ni le moment ni le lieu de sa naissance », rappelle-t-il, ce qui devrait être « source d’une fraternité universelle entre tous les êtres humains ».
Le pape insiste sur la « vulnérabilité originelle de chacun », affirmant que « nous sommes tous pauvres dès la naissance », ayant besoin de soins et d’affection avant tout. Il met en garde contre le risque d’oublier cette fragilité commune une fois adulte, un oubli qui, selon lui, transforme la vie humaine en simple marchandise plutôt qu’en don à protéger.
15 h 46 – L’Église porte une longue tradition en matière d’éducation
« Dans le domaine de l’éducation, l’Église catholique porte une expérience très ancienne », rappelle Léon XIV, avec des siècles d’écoles et d’universités ouvertes y compris dans les régions les plus pauvres et reculées du monde. Il place cette expérience dans le prolongement du Pacte éducatif mondial lancé par son prédécesseur François.
Le pape insiste toutefois sur le fait qu’« aucune éducation n’est complète » si elle ne s’interroge pas sur le sens de la vie. Pour lui, éduquer signifie avant tout aider chacun à « être davantage » plutôt qu’à simplement accumuler des biens, une conception qu’il oppose à une vision purement utilitariste de l’enseignement.
15 h 41 – Le pape débute son discours à l’Unesco
Après avoir rencontré les responsables de l’Unesco, signé le Livre d’or et arrosé un olivier place de la Tolérance, Léon XIV s’apprête à prononcer son discours devant le directeur général Khaled El-Enany et l’ensemble des délégations réunies pour cette étape marquante de sa visite en France.
15 h 39 – « C’est un moment historique », se réjouit Khaled El-Enany
« C’est un honneur que l’Unesco soit la première organisation internationale que Votre Sainteté ait décidé de visiter », se réjouit Khaled El-Enany en accueillant Léon XIV. Le directeur général rappelle que le Saint-Siège est observateur permanent depuis 1952 et que l’institution comme le Vatican partagent une mission commune : celle de « rassembler les peuples et de préserver la dignité humaine ».
Dans son discours, Khaled El-Enany rappelle également les priorités de l’Unesco, de l’éducation à la culture, en passant par l’intelligence artificielle et la liberté d’expression. « Face aux transformations mondiales », son directeur général appelle à « un multilatéralisme renouvelé », fondé sur la paix, la dignité humaine et le dialogue.
15 h 22 – Un lecteur de « La Croix », en attendant le pape
Pour l’accompagner dans l’attente du pape Léon, Jérôme a choisi La Croix ! Abonné de longue date (« quelques décennies », confie-t-il), le septuagénaire membre de la paroisse de Saint-Germain-en-Laye dit avoir confiance dans le pape Léon XIV pour délivrer « un message fort et qui réponde aux besoins du moment », qui « secoue un peu l’Église, insuffle une mise en mouvement vers plus de liberté, de charité, peut-être moins de dogme ». Au cas où le pape arrive avec un peu de retard, il a prévu le coup : dans son sac, le numéro de la semaine de La Croix L’Hebdo attend d’être ouvert.

Maud Guilbeault
15 h 11 – À LIRE. A l’Unesco, l’enjeu du multilatéralisme
Au-delà des thèmes propres à l’organisation que sont l’éducation, la culture et la science, cette visite du pape Léon XIV à l’instance onusienne lui permet de soutenir un multilatéralisme fragilisé, thème de l’un des plus importants discours de Léon XIV à ce jour.
Le 9 janvier dernier, il avait livré sa vision de l’état du monde, jugeant « particulièrement préoccupante » la « faiblesse du multilatéralisme », et dénonçant le remplacement d’une diplomatie du dialogue par une « diplomatie de la force ». Il avait aussi rappelé que les Nations unies étaient nées pour prévenir de nouvelles catastrophes mondiales.
15 h 02 – Le pape est arrivé à l’Unesco
Léon XIV est arrivé à l’Unesco dans le 7e arrondissement où il est accueilli par le directeur général Khaled El-Enany, et par l’observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Roberto Campisi.
15 h 00 – Que va faire le pape au siège de l’Unesco ?
La rencontre initiée par Khaled El-Enany avec le pape Léon XIV sera consacrée aux défis contemporains liés à l’intelligence artificielle, à l’intégrité de l’information, à l’éducation et à la création artistique à l’ère de l’IA. L’Unesco et le Vatican doivent à cette occasion renforcer leur coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle.
L’organisation onusienne affirme mener un travail qui entre en « résonance profonde avec la plus récente encyclique du pape, Magnifica Humanitas ». Celle-ci appelle à veiller à ce que les progrès technologiques ne se fassent pas au détriment de l’être humain.
La rencontre à l’Unesco comprendra des tables rondes et une allocution du pape. Des jeunes, des artistes, des intellectuels des chercheurs ou encore des ministres doivent aussi participer aux échanges.
14 h 54 – Le pape se dirige vers l’Unesco
La venue de Léon XIV constitue la première visite papale à l’Unesco depuis plus de quatre décennies. L’unique autre pape à s’être exprimé place de Fontenoy est Jean-Paul II, en 1980, à l’occasion de sa visite à Paris et à Lisieux. Le 2 juin de cette année-là, le pape polonais prononce le grand texte de sa visite, celui qui « restera comme l’une des références de son pontificat », écrivait-on dans La Croix en 2005, à l’occasion des 25 ans de cette visite.
Celui-là portait sur la force de la culture, à l’occasion d’un colloque sur le thème « Culture, raison et liberté ». Il y avait affirmé notamment que « l’avenir de l’homme dépend de la culture », et que, dans sa Pologne d’origine, frappée par tant de maux, la culture s’était révélée « d’une puissance plus grande que toutes les autres forces. »
La visite du pape Léon XIV s’inscrit dans un autre contexte. Sa venue à l’Unesco inscrit le voyage en France dans la défense du multilatéralisme, thème de l’un des plus importants discours du pape à ce jour.
14 h 52 – Les fidèles cherchent l’ombre pour patienter
À l’entrée du boulevard Saint-Michel, dans la zone d’accueil destinée en priorité aux publics handicapés, on cherche l’ombre pour patienter sans risquer l’insolation en cette chaude fin de mois de septembre. À deux heures du passage de Léon XIV, la zone est d’autant plus calme que tous les commerces affichent porte close, sur demande des autorités.

Photo Maud Guilbeault
La Croix
14 h 41 – À LIRE. « Merci de nous donner plus de courage »
À travers 340 lettres adressées au pape Léon XIV, les lecteurs de La Croix confient leurs espoirs, leurs craintes et leurs questionnements dans un recueil intitulé « Cher pape Léon ». Un document remis au Saint-Père lors du vol qui l’a emmené à Paris. Paix, climat, inclusivité, les sujets et les préoccupations sont variés et se mêlent aux nombreux messages de soutien et de remerciements. La Croix a sélectionné 17 extraits.
14 h 30 – Le public se presse pour voir Léon XIV
Depuis midi, le public se rassemble dans les douze zones prévues le long du parcours en passant par l’un des 23 points de filtrage prévus par les forces de l’ordre. Quelque 1 400 bénévoles sont mobilisés aux côtés des forces de l’ordre. La jauge maximale pour l’ensemble du parcours a été fixée à 250 000 personnes.
14 h 15 – Les bénévoles distribuent des drapeaux
À l’entrée de la première zone d’accueil du circuit qu’empruntera Léon XIV, Anne-Cécile et Damien distribuent les drapeaux du Vatican et de la France au public. Membres d’une paroisse de Seine-et-Marne et amis, ils se sont portés volontaires dès le mois d’août pour être bénévoles aujourd’hui.
Anne-Cécile se dit curieuse de l’effervescence que va provoquer la venue de Léon XIV à Paris, Damien dit ressentir de la joie et une forme de légèreté à l’approche d’un moment de communion populaire. Il attend tout de même du pape « un message de paix et une attention portée aux migrants ». Demain, il assistera à la messe place de la Concorde, cette fois en civil.

Photo Maud Guilbeault
La Croix
14 h 01 – À LIRE – Retrouvez le discours intégral du pape à l’Élysée
Léon XIV a mis en garde contre le risque de perdre « notre humanité au milieu du “paradis de machines” qui envahissent et conditionnent notre quotidien », lors de son premier discours à l’Élysée, à Paris. Le pape, qui a fait de l’IA un thème majeur du début de son pontificat, a appelé devant le président Emmanuel Macron à développer un « discernement éthique » afin que le progrès technologique demeure au service de la personne humaine et de sa dignité. Il a également dénoncé la GPA, les « manipulations génétiques » et « l’offre d’une mort programmée ».
13 h 50 – Des fidèles espèrent pouvoir faire bénir leur enfant
Quand elle a appris que le pape venait à Paris, Audrey (à droite) n’a pas hésité une seconde. Elle et sa sœur, Elisa (à gauche), ont tout de suite décidé de venir assister à la déambulation de la papamobile. Ce vendredi elles sont arrivées dès l’ouverture des zones d’accueil au public avec Valentin, le fils d’Audrey, qu’elle espère faire bénir par le pape sur son passage. Né il y a presque neuf mois, il est son « petit miracle ». « Je ne pouvais pas avoir d’enfant, et il est arrivé. Ça représenterait beaucoup que le pape le bénisse. »

Photo Maud Guilbeault
La Croix
Sa sœur, la marraine du petit, opine du chef. Bien installées au pied des rambardes, elles sont aux premières loges pour apercevoir Léon XIV et peut-être lui confier Valentin quelques instants.
13 h 25 – Qu’est-ce que la nonciature où déjeune le pape ?
Après la veillée au Stade France et avant de partir pour Lourdes, le Saint-Père se dirige à la nonciature de Paris pour y déjeuner, il ira également s’y reposer cette nuit. La nonciature apostolique en France constitue la représentation officielle du Saint-Siège à Paris qu’occupe le nonce apostolique, soit depuis 2020 Celestino Migliore.
Situé avenue du Président Wilson dans le 16e arrondissement de Paris, l’hôtel particulier existe depuis le XVIe siècle. C’est l’un des plus prestigieux postes de la diplomatie vaticane.
13 h 21 – La foule se presse Boulevard Raspail
Les accès aux zones réservées à la déambulation papale viennent d’ouvrir. Les plus impatients font la queue depuis une trentaine de minutes.

Photo Jocya Rabarone, La Croix
Parmi eux, Hélène, membre depuis plus d’une dizaine d’années de la paroisse Notre-Dame-des-Champs, l’église où le pape commencera son parcours. « C’est un honneur et une grâce que le pape passe devant notre église, lance-t-elle. Nous prions beaucoup pour lui. »
13 h 18 – Un déjeuner privé à la nonciature apostolique
Léon XIV quitte l’Élysée en voiture pour rejoindre la nonciature apostolique pour le déjeuner et où il doit également loger. Le Vatican a écarté la proposition d’un déjeuner ou d’un dîner d’État à l’Élysée, préférant conserver à ce déplacement son caractère de voyage apostolique.
13 h 12 – Le pape salue les sapeurs-pompiers de l’incendie de Notre-Dame de Paris
Le président de la République et le pape Léon XIV saluent les sapeurs-pompiers de la BSPP mobilisés dans la lutte contre l’incendie du 15 avril 2019 ainsi que les artisans et architectes « rebâtisseurs » de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
12 h 58 – « Que Dieu bénisse la France et tous les Français ! », conclut le pape
Le pape Léon termine son discours sur un message de paix. Il exprime sa « gratitude » pour cette rencontre. « Soyez assurés de ma fervente prière pour votre belle Nation », déclare-t-il, avant de conclure : « Que Dieu bénisse la France et tous les Français ! »
12 h 56 – Le pape exhorte à ne « jamais » se « résigner à la perspective d’une guerre »
Pour le pape, « la paix n’est pas un équilibre des forces, elle se construit chaque jour par le dialogue et la justice ». « Je vous exhorte donc à ne jamais vous résigner à la perspective d’une guerre en la considérant comme « inévitable » », dit-il.
« Face aux bruits de bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde, la France a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme, notamment au sein de notre chère Europe. Puisse la France, dans sa fidélité à ses valeurs, creuser le sillon d’une paix désarmée et désarmante », affirme le pape devant Emmanuel Macron.
12 h 54 – Léon XIV aborde la situation au Moyen-Orient
Le pape a poursuivi son discours en abordant la situation au Moyen-Orient et a fait part de sa pensée pour toutes les populations « affectées par les conséquences de conflits » et à « tous ceux qui sont affligés par le fléau de la guerre ». « Nous ne pouvons pas rester indifférents devant de telles souffrances qui blessent la dignité humaine et crient justice à Dieu », affirme-t-il.

Photo Corinne Laurent, La Croix
12 h 51 – Léon XIV défend une « juste laïcité »
Le pape oriente désormais son discours sur la laïcité qui « n’exclut pas la dimension religieuse, mais sait au contraire en tirer parti comme d’une ressource éducative », raison pour laquelle « l’École catholique a toute sa place dans le paysage éducatif d’un pays comme la France. »
« Une juste laïcité ne consiste donc pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun », déclare-t-il.
12 h 49 – Le pape alerte sur les sociétés qui « risquent de détourner la science »
« Il existe de nos jours la tentation d’attendre de la science une solution et une consolation à toutes nos souffrances », affirme Léon XIV pour qui le risque est « de tomber dans l’illusion ». Le pape dit avoir parfois constaté « avec préoccupation » des « dérives des sociétés qui risquent de détourner la science et la technologie en entreprises lucratives favorisant les manipulations génétiques, la gestation pour autrui, l’achat d’organes ou l’offre d’une mort programmée. »
« N’oublions pas que le respect mutuel et la protection de la vie de toute personne humaine est une responsabilité de chacun et de tous », poursuit-il.
12 h 47 – Léon XIV appelle à « accueillir la vie sans condition »
Léon XIV réaffirme « avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. » Il cite Saint Vincent de Paul, qui a fondé au XVIIe siècle de nombreuses institutions majeures de bienfaisance et d’assistance aux plus démunis en France, dont des orphelinats.
Des œuvres qui sont, pour lui, « une invitation à la fraternité renouvelée qui nécessite d’apprendre à accueillir la vie sans condition, à soutenir la fragilité avec tendresse, à accompagner avec respect et dans la confiance réciproque chaque étape de l’existence, et à défendre avec courage et compassion ceux qui n’ont pas de voix ou qui ne se sentent pas suffisamment soutenus. »
12 h 44 – Le pape dénonce le « paradis de machines »
Le pape aborde le sujet de l’intelligence artificielle, thème qu’il avait déjà choisi dans sa première Lettre Encyclique. Afin de « replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion », et de ne « pas perdre notre humanité au milieu du “paradis de machines “qui envahissent et conditionnent notre quotidien », le pape affirme qu’il est « urgent de former les esprits à un discernement éthique, capable de voir ce qui est moralement bon. »
12 h 43 – Léon XIV cite Jean-Paul II
En évoquant la Déclaration universelle des droits de l’homme, Léon XIV rappelle que son prédécesseur Saint Jean-Paul II considérait ce document comme « une véritable pierre milliaire sur le chemin du progrès moral de l’humanité » et qu’il avait conscience que « toute menace contre les droits humains, aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels » était « dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ». Un discours qu’il avait prononcé à l’assemblée générale des Nations Unies en octobre 1979.
12 h 42 – Léon XIV : « La France est aussi une terre aux riches racines chrétiennes »
« L’âme de votre patrie s’est déployée en puisant dans le christianisme un génie spirituel, culturel, intellectuel, artistique et missionnaire, qui rayonne aujourd’hui à travers le monde », déclare le pape Léon, citant les références de saint Irénée, le baptême de Clovis, les penseurs de la Renaissance ou encore la reconnaissance des droits de l’Homme.
« La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas de simples mots gravés sur les frontons de vos édifices publics, poursuit-il, mais renvoient à des exigences éthiques universelles qui trouvent aussi dans le message évangélique une source inépuisable d’inspiration et d’accomplissement. »
12 h 40 – Le pape salue le « savoir-faire français »
Après avoir vanté les mérites de la France, pays qui « brille comme un phare culturel, artistique et spirituel, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde », le pape Léon salue le « savoir-faire français ». Il a notamment fait référence au « vaste chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris », remerciant Emmanuel Macron pour « l’attention particulière » qu’il lui a réservé.
« Un si bel accomplissement doit inspirer à tous les acteurs de la vie politique, sociale et religieuse du pays un nouvel élan pour œuvrer sans cesse dans un esprit d’unité, avec la force d’une vivante espérance », poursuit-il.
12 h 37 – « La France est très souvent au cœur de la prière du pape », assure Léon XIV
Le pape Léon a commencé son discours en faisant part de sa « grande joie » d’être en France, en remerciant Emmanuel Macron pour ses « paroles de bienvenues » et en saluant « tous ceux et celles qui habitent ce pays au vaste patrimoine culturel et religieux. »
« Je tiens également à vous assurer, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, que la France est très souvent au cœur de la prière du pape, qui n’oublie pas ses origines familiales normandes et béarnaises », poursuit Léon XIV, faisant référence à sa grand-mère paternelle, Suzanne Fontaine, née en 1894 au Havre.
12 h 36 – Le pape prend la parole
Le pape prend désormais la parole, après un discours d’Emmanuel Macron consacré à plusieurs thèmes, de l’intelligence artificielle à la laïcité, en passant par les violences religieuses, les risques des réseaux sociaux pour les enfants et l’écologie.
12 h 35 – « L’éthique est l’un de nos grands sujets français », affirme Emmanuel Macron
Emmanuel Macron prévient le pape qu’il va rencontrer un « pays de la diversité », une « nation qui nourrit une passion particulière pour le débat permanent ». Le chef de l’État évoque notamment l’éthique, « l’un de nos grands sujets français : où est la frontière entre le bien et le mal, comment concilier les projets technologiques, notre conscience, notre attachement à la dignité humaine »
12 h 30 – Le président français dénonce les violences religieuses
Face à la montée des violences visant les religions, Emmanuel Macron dénonce une « insupportable démonstration d’intolérance » qui « frappe la religion en plein cœur ». Le président appelle à « reconnaître l’autre pour ce qu’il entend être » et insiste sur la recherche de la paix, « une nécessité existentielle ».
12 h 26 – Macron : « La laïcité à la française n’est nullement une négation de la religion »
Emmanuel Macron aborde le sujet de la laïcité « à la française » qui n’est « nullement une négation de la religion ». « La République se fait un devoir de permettre à chacune et à chacun en conscience de croire ou de ne pas croire, dans l’intimité comme dans la sphère publique, à condition d’en respecter les lois », affirme le président.
12 h 24 – Macron remercie le pape pour sa venue en France
Emmanuel Macron débute sa prise de parole en remerciant le pape de sa venue en France. « C’est un très grand honneur et une grande joie de vous accueillir sur notre sol. Beaucoup de nos compatriotes ressentent avec votre visite en France une espérance », déclare-t-il à Léon XIV.
12 h 20 – Le moment des discours arrive
Avec un peu de retard sur l’horaire prévu, le pape et Emmanuel Macron ont fait leur entrée dans la salle des fêtes. Ils vont successivement prendre la parole.
12 h 08 – Les cadeaux de la France pour le pape
Léon XIV repartira de l’Élysée avec quatre cadeaux : une reproduction d’un vitrail de Claire Tabouret destiné à Notre-Dame, un Évangile selon saint Marc stocké sur de l’ADN synthétique, une croix noire de l’artiste Lydie Arickx et un exemplaire de La Vie du vénérable serviteur de Dieu Vincent de Paul, de Louis Abelly.
11 h 56 – Nicolas Sarkozy présent à l’Élysée
L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy se trouve au premier rang dans la salle des fêtes de l’Élysée. À ses côtés se trouvent Sébastien Lecornu, Gérard Larcher, le président du Sénat, et son homologue de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Sont aussi dans la salle, les maires de Paris et de Marseille ainsi que la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.
11 h 52 – À LIRE. De Versailles à Saint-Denis, les catholiques franciliens voient Léon XIV à leur porte
En venant à Paris durant deux jours, le pape Léon XIV suscite l’enthousiasme des catholiques de toute la région Île-de-France. L’occasion d’unir par sa venue une communauté de croyants aux profils divers. Une analyse de nos confrères du Pèlerin.
11 h 45 – Qui est invité à l’Élysée ?
Pour les discours d’Emmanuel Macron et de Léon XIV, ambassadeurs, parlementaires des groupes d’amitié France-Saint-Siège, responsables religieux et représentants d’associations chrétiennes et caritatives sont réunis à l’Élysée.
Parmi les invités figurent aussi des pompiers mobilisés lors de l’incendie de Notre-Dame, des artisans et architectes de sa reconstruction, ainsi que des personnalités de la culture et du sport. Près de 500 personnes sont présentes selon l’Élysée.
11 h 30 – Un entretien en tête-à-tête entre Léon XIV et Emmanuel Macron
Léon XIV et Emmanuel Macron s’entretiennent en privé à l’Élysée, le pape prononcera ensuite son premier discours en France.
11 h 18 – Léon XIV est arrivé à l’Élysée
Léon XIV est arrivé au palais de l’Élysée pour une rencontre avec Emmanuel Macron. Il rencontrera ensuite les autorités françaises, des représentants de la société civile et le corps diplomatique, devant lesquels il prononcera son premier discours en France.
11 h 10 – De nombreux Parisiens sur le trajet du pape
Depuis son entrée dans Paris par la porte d’Orléans, le convoi de Léon XIV poursuit sa route vers l’Élysée sous les regards de la foule massée le long du parcours pour apercevoir le pape.
11 h 06 – À LIRE. Ce qu’a dit Léon XIV aux journalistes dans l’avion
Le pape s’est adressé aux journalistes dans l’avion qui l’emmenait à l’aéroport d’Orly, lors d’une conférence de presse d’une demi-heure. Intelligence artificielle, liberté de la presse ou encore sa préparation au français ont été abordés, en présence de l’envoyé spécial de La Croix.
10 h 54 – Le premier pape à l’Élysée depuis dix-huit ans
Léon XIV sera le premier pape reçu à l’Élysée depuis Benoît XVI, accueilli par Nicolas Sarkozy en 2008. Avant lui, Jean-Paul II y avait rencontré Valéry Giscard d’Estaing lors de sa première visite en France, en 1980. François n’y est jamais venu, ses trois déplacements en France ayant eu lieu à Strasbourg, Marseille et Ajaccio. Léon XIV sera ainsi le troisième pape reçu au palais présidentiel depuis 1980.
10 h 48 – Le pape et Macron en route vers l’Élysée
Emmanuel Macron a quitté l’aéroport d’Orly pour rejoindre l’Élysée. Léon XIV lui a emboîté le pas et devrait arriver au palais présidentiel dans quelques minutes.
10 h 30 – Un premier entretien entre le président et le Saint-Père
Le pape et Emmanuel Macron se rendent dans le salon d’honneur de l’aéroport pour un bref entretien privé.
10 h 24 – Les représentants des cultes arrivent à l’Élysée
Les premiers invités des cultes arrivent au palais de l’Élysée, après être passés sous les portails de sécurité de la loge. L’un d’eux a remis à un officier de sécurité du palais un colis destiné au président de la République. La rencontre entre les corps constitués le pape et le président de la République est prévue à partir de 11 h 45.

Photo Corinne Laurent, La Croix
Corinne Laurent / La Croix
10 h 19 – La Garde républicaine joue l’hymne du Vatican
En l’honneur de l’arrivée du pape, la Garde républicaine joue l’hymne du Vatican suivi de la Marseillaise.
10 h 14 – Macron accueille Léon XIV
Emmanuel Macron accueille Léon XIV au pied de l’avion. L’épouse du président est également présente.
Sont aussi sur place Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France et Monseigneur Ulrich, archevêque de Paris.
10 h 04 – Dans l’avion, les lettres des lecteurs de « La Croix » remises au pape
Dans le vol vers Paris, le pape Léon XIV s’est adressé aux journalistes pendant environ une demi-heure. Il a remercié les journalistes pour leur couverture de ce déplacement en France, dont il a rappelé qu’il aborderait « un certain nombre de sujets très importants ».
Plusieurs journalistes français lui ont offert des cadeaux, notamment le livre rassemblant les lettres de 340 lecteurs de La Croix venus de toute la France.
10 h 00 – Une arrivée au son des cloches
À 10 heures précises, pour saluer l’arrivée du pape, les cloches des églises de toute la France vont retentir pendant sept minutes. Par ce « geste simple et symbolique », l’Église de France souhaite marquer l’arrivée du pape sur le sol français. À Paris, elles sonneront une nouvelle fois à 17 heures, lors de son passage dans les rues de la capitale à bord de la papamobile.
C’est une tradition ancienne. Les cloches rythment depuis des siècles la vie religieuse, mais servent aussi à annoncer collectivement les grands événements. Elles avaient ainsi retenti pour la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, en hommage à Notre-Dame après son incendie en 2019, ou encore à la mort du pape François en 2025.
9 h 58 – Le pape atterrit à Orly
Léon XIV vient d’atterrir à l’aéroport de Paris-Orly, après un peu moins de deux heures de vol. Une cérémonie de bienvenue l’attend sur le tarmac avant son départ pour l’Élysée, première étape de sa visite parisienne.
9 h 47 – Les jeunes attendent le pape sur le tarmac
Dans l’attente de l’arrivée de l’avion, des jeunes chantent sur le tarmac.
9 h 35 – Les différents corps d’armée mènent les dernières répétitions à Orly
À Orly, les différents corps d’armée, dont la garde républicaine, sont installés le long du tapis rouge et mènent les dernières répétitions.
9 h 32 – À LIRE. Le groupe Bayard se mobilise pour la venue du pape
Hormis La Croix, les autres titres du groupe Bayard se mobilisent pour l’événement que constitue le voyage de Léon XIV en France. Le Pèlerin, Prions en Église ou encore Bayard Jeunesse ont renforcé leurs dispositifs pour couvrir cet événement exceptionnel.
9 h 18 – Le programme de ce vendredi
– 10 h – Arrivée à Paris-Orly et cérémonie de bienvenue.
– 11 h – Rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée.
– 11 h 45 – Rencontre avec les autorités et le corps diplomatique, discours du pape.
– 15 h – Visite à l’Unesco, discours du pape.
– 16 h – 17 h – Déambulation dans Paris, de Notre-Dame-des-Champs à Saint-Michel en papamobile (accès libre).
– 17 h 15 – Vêpres à Notre-Dame de Paris et homélie du pape.
– Soirée – Veillée de prière avec les 17-35 ans et discours du pape.
9 h 06 – À LIRE. Toutes les informations pour suivre le voyage
Les 25 et 26 septembre, le pape sera dans la capitale. Le programme de ces deux journées est chargé : Unesco, Stade de France, Élysée, place de la Concorde… Retrouvez tous les renseignements pour suivre l’étape parisienne de ce voyage.
8 h 52 – Orly, la porte d’entrée des papes
Le choix d’une arrivée du pape à Orly ne doit rien au hasard. Plus proche de Paris que Roissy et plus petit, l’aéroport est traditionnellement privilégié pour les visites officielles de chefs d’État. Il dispose depuis 1961 d’un pavillon d’honneur, reconstruit en 2017 et aménagé avec le concours du Mobilier national.
Léon XIV n’est pas le premier pape à fouler son tarmac. Jean-Paul II est passé huit fois par Orly, d’abord en 1980, lors de sa première visite en France, lors de laquelle il s’était agenouillé pour embrasser le sol français. Il y est notamment revenu en 1997, accueilli par Jacques Chirac. Benoît XVI y avait également atterri en 2008, accueilli par Nicolas Sarkozy. François, lui, n’y est jamais passé : pour ses trois voyages en France il s’est rendu directement dans les villes qui l’accueillaient, dont Strasbourg en 2014, Marseille en 2023 et Ajaccio en 2024.
8 h 33 – À LIRE. Les 12 enjeux du voyage du pape Léon XIV en France
La visite de Léon XIV en France comporte de nombreux enjeux sur les plans sécuritaires, religieux, sociétaux mais aussi environnementaux. La réussite de ce voyage dépendra notamment des mots que le pape saura trouver sur l’Europe, les migrations ou la fin de vie, mais aussi de sa proximité avec les Français lors des moments forts à Paris, Lourdes et Metz.
8 h 24 – ITA Airways, les « ailes » du pape
Depuis 2021, ITA Airways assure régulièrement les vols des papes au départ de Rome. François l’a empruntée pour 13 voyages, de Chypre en 2021 à Ajaccio en 2024. Il avait d’ailleurs surnommé ses salariés les « ailes du pape », qui lui permettent de « voler jusqu’aux confins de la terre ». Léon XIV a poursuivi cette tradition dès son premier voyage apostolique, en Turquie et au Liban en novembre 2025.
8 h 05 – Le tapis rouge déroulé à Orly
7 h 55 – Le vol du pape Léon XIV à suivre sur Flightradar
Il est possible de suivre le trajet minute par minute grâce à Flightradar24. Ce service permet de visualiser en direct la position, l’altitude et la vitesse de milliers d’avions dans le monde grâce aux données transmises par les appareils eux-mêmes.
Pour repérer l’avion du pape, il suffit d’inscrire dans la barre de recherche le numéro du vol, à savoir AZ4000, pour faire apparaître sa position en temps réel.
7 h 45 – Léon XIV décolle pour la France
Le pape Léon XIV quitte Rome à bord d’un avion de la compagnie ITA Airways. Il doit atterrir à l’aéroport de Paris Orly à 10 heures où il sera accueilli par Emmanuel Macron. L’envoyé spécial permanent de La Croix, Mikaël Corre est à bord.
7 h 35 – À LIRE. Les dessous des préparatifs du voyage
Jean-Marc Aveline, Laurent Ulrich, Emmanuel Macron… Pendant dix-huit mois, plusieurs hommes ont œuvré pour rendre possible la venue du pape en France. Mais alors que Paris imaginait une visite d’État, Rome, de son côté, organisait un voyage apostolique. La Croix plonge dans les coulisses de ces préparatifs et des décalages qui les ont traversés.
7 h 30 – Deux jours à Paris avant Lourdes puis Metz
Le pape Léon XIV se rend en France pour son cinquième voyage apostolique. Il passera quatre jours sur place, du 25 au 28 septembre. Le pape va d’abord passer deux journées à Paris, aujourd’hui et demain, avant de partir samedi soir pour Lourdes et dimanche matin pour Metz.
La dernière visite d’un pape en France remonte à décembre 2024, lorsque François s’était rendu en Corse, à Ajaccio.
Bonjour et bienvenue dans ce live consacré au suivi de la première journée de la visite apostolique du pape Léon XIV en France.